Identité visuelle | Naming | Protection de marque

Quel nom choisir
pour votre entreprise ?

Et protéger votre marque

Choisir le nom de votre entreprise est l'une des étapes les plus importantes de votre vie entrepreneuriale.
Elle est encore trop souvent sous-estimée.

Un bon nom, c'est celui que vos clients retiennent

Vos clients s'en rappellent, ils le prononcent sans effort et l'associent immédiatement à ce que vous faites ou à ce que vous incarnez. 

A l'inverse, un mauvais nom, c'est un frein invisible qui complique tout : la communication, le bouche-à-oreille, et même la conception de votre identité visuelle.

La bonne nouvelle : il existe des règles claires. Et quelques erreurs à éviter absolument.

Commencez par clarifier votre projet, pas votre nom

C'est le premier conseil que je donne à mes clients.
Si vous n'arrivez pas à trouver votre nom, ce n'est pas un problème de créativité. C'est que votre projet est encore trop flou.

Avant de chercher un nom, répondez à ces trois questions fondamentales

  • Quel est exactement votre produit ou service ?
  • À qui vous adressez-vous précisément ?
  • Qui sont vos concurrents directs ?

Ce dernier point est souvent négligé.
Connaître les noms de vos concurrents est pourtant indispensable pour éviter de vous fondre dans la masse, ou pire, de créer une confusion dans l'esprit de vos clients.

Les critères d'un bon nom

Il y a les critères qui mettront votre marque en avant et il y a ceux pour lesquels votre graphiste vous remerciera si vous les respectez !

J'ai sélectionné quatre critères indispensables :

Un nom court

  • Entre 5 et 8 caractères, idéalement.
  • Un nom court est plus facilement mémorisable et donc circule mieux.
  • Il sera plus adapté à la conception de votre logo et donc plus impactant.

Penser sonorité

  • Certaines lettres ont un impact fort à la prononciation comme le K, le R. D'autres apportent une rareté visuelle et sonore comme le Y, le Z.
  • Les répétitions de sonorités créent une musicalité qui aide à la mémorisation. Pensez à un nom comme Kataya : la répétition du "a" et la présence du K créent quelque chose d'immédiatement identifiable.

Être lisible et prononçable

  • Si vous devez l'épeler à chaque fois que vous le dites, c'est éliminatoire.
  • Plus un nom est compliqué, plus il sera difficilement mémorisable.
  • Attention aussi aux anglicismes et aux jeux de mots qui ne seront pas forcément compris par tous.

Être unique dans votre secteur

  • Votre nom ne doit pas ressembler à celui de vos concurrents. Ce point suffit parfois à écarter une idée que vous adoriez.
  • Si l'un de vos concurrents à un nom trop similaire au votre, vous risquez d'être confondus. Ce n'est pas ce que vous voulez !

Ce que peu de gens savent :
Un nom se lit avant d'être dit. En tant que designer, je vois d'abord les lettres, leur masse, leur équilibre. Un bon nom est aussi une base essentielle pour la construction typographique de votre logo.
Une fois le nom défini, l’univers colorimétrique devient une autre décision stratégique.

Nom inventé ou nom descriptif : lequel choisir ?

C'est l'une des questions que mes clients me posent le plus souvent.
Ma réponse est claire : les deux fonctionnent, mais ils n'obéissent pas aux mêmes règles.

deux critères pour faire votre choix

  1. Si votre nom est inventé (un mot qui n'existe pas dans le dictionnaire), votre baseline devra être descriptive pour expliquer ce que vous faites : Le nom intrigue, la baseline informe.

  2. Si votre nom est descriptif (il dit ce que vous faites), votre baseline pourra porter un message plus inspirant : une promesse, une émotion, un positionnement.

Attention cependant aux noms descriptifs trop génériques. Dans certains secteurs, ils se ressemblent tous : "Coif" pour les salons de coiffure, "Studio" pour le yoga ou la photo, "Immo" dans l'immobilier etc.
Ces noms ne vous différencient pas, ils vous noient dans la masse.


Et si vous choisissez votre nom propre ? Privilégiez votre nom de famille plutôt que votre prénom.

  • Le prénom est souvent commun.
  • Le nom de famille est unique, personnel, et donc plus différenciant.

Les erreurs que je vois le plus souvent

En accompagnant des entrepreneurs depuis plusieurs années, j'ai vu revenir les mêmes pièges. 

Les voici sans détour :

Les noms trop longs

  • Difficiles à retenir, difficiles à prononcer.
  • Un vrai casse-tête pour le graphiste qui doit les intégrer dans un logo.

Le jeu de mots

  • Ce que vous trouvez malin ou poétique peut être totalement opaque pour votre cible.
  • Un nom de marque doit fonctionner sans explication, vous ne pouvez pas être seul.e à en comprendre la signification.

L'anglicisme mal choisi

  • Utiliser l'anglais peut être pertinent, mais un anglicisme maladroit sur une activité très locale crée un décalage qui nuit à la crédibilité.
  • Votre nom de marque n'est pas là pour faire joli, fun ou moderne, il est là pour servir votre positionnement.

Confondre raison sociale et nom de marque

  • Les clients pensent souvent qu'ils sont obligés d'inscrire leur raison sociale complète sur leur logo. Les deux peuvent être différents.
  • Mettre votre raison sociale en intégralité n'a de sens que si elle est en accord total avec votre ADN de marque.
Corporate Growth
Étude de cas

"Gaiarts Colors" devient Gaiarts

Morgane, créatrice de bijoux en macramé porte ce nom composé comme nom de marque. Le mot "Colors" n'avait pas de valeur pour son positionnement et alourdissait la composition du logo.

Nous avons simplifié en "Gaiarts" : un nom plus léger, plus élégant, plus efficace visuellement.

La leçon : votre raison sociale est un document juridique, votre nom de marque est votre outil de communication. Ce sont deux choses distinctes.

Testez votre nom avant de vous engager

Un nom qui vous plaît à vous n'est pas forcément un nom qui fonctionne pour votre cible. Avant de l'officialiser, testez-le.

La méthode la plus efficace : demandez à des inconnus.
Pas à vos amis, pas à votre famille. Ils vous diront que c'est bien parce qu'ils vous aiment. Des passants, des membres d'un forum, des personnes qui n'ont aucun contexte sur votre activité vous diront ce que le nom évoque vraiment.

Deux questions suffisent :
à quoi ce nom vous fait-il penser ? Quelle émotion est-ce qu'il vous évoque ? 

Les réponses peuvent être révélatrices, parfois déstabilisantes, toujours utiles.

Le cas particulier des thérapeutes et professions du bien-être

Dans les secteurs que j'accompagne, notamment les thérapeutes, les praticiens du bien-être et les soignants, la tendance est de travailler sous prénom et nom. C'est compréhensible : la relation de confiance est centrale, et l'identité personnelle fait partie de l'offre.

Mais prénom + nom, c'est souvent long. Et sur un logo, la longueur crée un déséquilibre visuel. Le rapport de masse entre le texte et le symbole devient difficile à maîtriser. Le résultat est un logo qui manque d'impact, ou dans lequel on a été obligé de réduire la taille du nom au point de le rendre illisible.

Si vous exercez sous votre nom complet, anticipez cette contrainte dès le départ avec votre designer. C'est un détail qui change tout à l'exécution.

Le dépôt de marque à l'INPI : ce qu'il faut savoir

Trouver un bon nom ne suffit pas. Il faut le protéger. 

Voici les trois points que j'aborde systématiquement avec mes clients :

Déposez le plus tôt possible

  • C'est le conseil que je donne dès le début du projet. Un nom simple et mémorisable est aussi un nom que quelqu'un d'autre pourrait choisir. 
  • Celui qui dépose en premier est protégé. N'attendez pas que votre activité soit lancée pour vous en préoccuper.

Réservez votre nom de domaine

  • Et anticipez les variantes : en .fr, en .com, parfois d'autres extensions selon votre marché. 
  • La racine que vous voulez est souvent déjà prise, ce qui vous oblige à allonger votre adresse web et donc à compliquer votre communication.

Orientez-vous vers un professionnel

  • Le dépôt se fait sur le site de l'INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle), en choisissant les classes de produits et services à protéger. Le coût dépend du nombre de classes choisies. 
  • Pour éviter les erreurs de classification et sécuriser vraiment votre marque, un avocat spécialisé en propriété intellectuelle ou un conseil en marques est conseillé.

Ce que je retiens après des années à travailler sur des identités visuelles

Un bon nom ne se trouve pas en cherchant un nom. Il se trouve en clarifiant ce que vous êtes, pour qui, et pourquoi vous êtes différent.

La typographie, les proportions, l'équilibre visuel : tout commence là, dans ces quelques lettres. Un nom bien choisi est un cadeau fait à votre designer. Un nom trop long, trop complexe ou trop générique, c'est une contrainte que vous portez pendant des années.

Si vous exercez sous votre nom complet, anticipez cette contrainte dès le départ avec votre designer. C'est un détail qui change tout à l'exécution.

Laurence Michel Inspyris

Votre nom mérite une identité à sa hauteur

Vous êtes en train de créer votre projet et vous cherchez un nom qui tient la route visuellement, typographiquement et stratégiquement ? Parlons-en avant même de commencer le moindre tracé.

à propos de l'auteure

Laurence Michel est fondatrice d’Inspyris, studio de design de marque spécialisé en typographies de caractère et identités visuelles premium.